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Activité physique : des bienfaits démontrés

Pratiquer régulièrement une activité physique participe au bien-être moral et physique. Cela réduit notamment le risque de nombreuses maladies chroniques dont certains cancers.
Ces bienfaits s'exercent également pendant et après les traitements en cancérologie puisque l'activité physique améliore la qualité de vie des patients et contribue à augmenter leur survie. Afin de favoriser cette pratique, l'Organisation Mondiale de la Santé a publié des recommandations de pratique d'activité physique.

Activité physique : des bienfaits démontrés

Des bienfaits multiples

Mis à jour le 19/12/2012

Comment définir l'activité physique ?

D'un point de vue scientifique, l'activité physique se définit comme tout mouvement du corps produit par la contraction des muscles squelettiques et qui entraîne une augmentation de la dépense d'énergie supérieure à celle de la dépense au repos.

Au sens large, l'activité physique ne se réduit pas à la seule pratique sportive, qu'elle soit de loisirs ou de compétition. Elle inclut tous les mouvements effectués dans la vie quotidienne, et intègre également l'activité physique pratiquée dans le cadre de la vie professionnelle et de la vie courante (activités ménagères, jardinage, transports actifs…).

Quelle pratique d'activité physique peut-on recommander ?

Les recommandations les plus récentes sont celles de l'OMS, qui correspondent à celles édictées en France par le Programme National Nutrition Santé (PNNS).

  • Pour les adultes : il est recommandé de pratiquer au moins chaque semaine 150 minutes d'activité d'endurance d'intensité modérée (comparable à la marche rapide) ou au moins 75 minutes d'activité d'endurance d'intensité vigoureuse (comparable au jogging), ou une combinaison équivalente d'activité d'intensité modérée et vigoureuse. L'activité d'endurance devrait être pratiquée par périodes d'au moins 10 minutes. Il est de plus recommandé de pratiquer des activités de renforcement musculaire au moins deux fois par semaine.
  • Les enfants et les jeunes de 5 à 17 ans devraient effectuer au moins 60 minutes chaque jour d'activité physique d'intensité modérée à vigoureuse.

Consulter les recommandations de pratique d'activité physique du PNNS

Quels sont les bienfaits de l'activité physique sur l'organisme ?

Les bienfaits de l'activité physique sont multiples, à condition bien entendu de la pratiquer régulièrement. Outre la prévention de certains cancers, l'activité physique :

  • participe au bon développement et à la croissance harmonieuse des jeunes ;
  • exerce des effets favorables sur la santé mentale en réduisant le stress, l'anxiété et la dépression ;
  • limite le risque de prise de poids excessive et participe au contrôle du poids ;
  • améliore le bien-être émotionnel perçu, l'estime de soi et de ses compétences ainsi que la qualité de vie ;
  • réduit le risque des maladies chroniques tels que les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2, l'hypertension artérielle, l'excès de graisses dans le sang (dyslipidémie) ;
  • prévient l'ostéoporose ;
  • améliore la condition physique ;
  • limite la perte d'autonomie et le risque de chute des personnes âgées ;
  • contribue à réduire la mortalité prématurée.

Sur un plan global, la pratique d'activités physiques encourage la cohésion et l'intégration sociale dès lors qu'elle est organisée dans un cadre facilitant l'accès à tous et la mixité des publics. En favorisant la concentration et la confiance en soi, elle pourrait, de plus, contribuer à une meilleure réussite et persévérance scolaire.

Enfin, en privilégiant pour les déplacements des modes de transport sains et actifs tels que la marche à pieds, le vélo, plutôt que des transports motorisés, on participe à la réduction des émissions dans l'air de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre, ainsi qu'à la diminution des émissions sonores. Ainsi, en favorisant les « mobilités actives » quand cela est possible, on diminue l'impact de ces pollutions et nuisances sur la santé.

Quels sont, à l'inverse, les risques d'un manque d'activité physique ?

Un comportement sédentaire est associé à l'augmentation des maladies chroniques les plus fréquentes aujourd'hui. Chez l'adulte, l'inactivité physique représente le deuxième facteur de risque évitable dans les pays industrialisés, après le tabac et avant l'excès de cholestérol. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), chaque année dans le monde, 3,2 millions de décès peuvent globalement être attribués au manque d'exercice physique. Toujours selon l'OMS, dans les pays développés, plus de la moitié des adultes ne pratiquent pas un exercice physique de façon suffisante.

Quel est le coût financier de l'inactivité physique ?

Le coût de l'inactivité physique pour le système de santé n'a pas été évalué de façon précise en France. Des données sont disponibles pour d'autres pays. C'est ainsi qu'aux Etats-Unis, la prise en charge des pathologies évitables par la pratique régulière d'activité physique a été estimée à 2,5 % du montant des dépenses de santé, auxquels il convient de rajouter les coûts indirects liés à la perte de productivité des individus. Au Canada, il a été estimé qu'une personne peu active passerait 38 % de jours en plus à l'hôpital, consulterait 5,5 % plus souvent son médecin généraliste et 13 % plus souvent un médecin spécialiste qu'une personne active. Au Royaume-Uni, le coût de l'inactivité physique (en matière de coût pour les soins de santé et de perte de productivité) est estimé à 1,2 milliard d'euros.

L'activité physique peut-elle contribuer à prévenir certains cancers ?

Des études scientifiques ont montré qu'effectivement, la pratique régulière d'une activité physique était associée à une diminution du risque de plusieurs types de cancers :

  • le cancer du côlon : le pourcentage de diminution de risque de cancer du côlon est estimé à 17 % pour les personnes (hommes et femmes) physiquement plus actives par rapport aux moins actives. Cette réduction du risque est identique qu'il s'agisse d'une activité physique professionnelle (15 %) ou de loisirs (14 à 20 %). Les données scientifiques concernant les autres types d'activités physiques (domestique ou liée aux transports) restent à ce jour trop limitées pour estimer la diminution du risque de cancer du côlon associée à leur pratique ;
  • le cancer du sein : la diminution du risque du cancer du sein pour les femmes les plus actives par rapport aux moins actives est estimée à environ 20 % ;
  • le cancer de l'endomètre : les femmes dont l'activité de loisirs est la plus importante ont un risque diminué de 27 % par rapport aux femmes les moins actives. Une réduction du risque a également été observée avec l'activité physique exercée dans un cadre professionnel : elle est estimée à 21 % chez les femmes les plus actives par rapport aux moins actives.

Des publications suggèrent que l'activité physique pourrait exercer un rôle protecteur vis-à-vis d'autres localisations de cancers : poumon, pancréas, prostate, ovaire. Toutefois, les données sont encore insuffisantes pour en tirer des conclusions.

Par ailleurs, l'activité physique diminuant le risque de prise de poids, de surpoids et d'obésité, elle pourrait également exercer un effet protecteur indirect vis-à-vis des cancers pour lesquels il existe un lien avec ces facteurs (œsophage, endomètre, rein, côlon-rectum, sein après la ménopause, pancréas et vésicule biliaire). A l'inverse, les activités sédentaires (ordinateur, télévision…) pourraient exercer un effet défavorable indirect vis-à-vis de ces cancers car elles augmentent le risque de prise de poids, de surpoids et d'obésité.

Quels sont les bénéfices de l'activité physique pendant et après les soins en cancérologie ?

Ces bénéfices sont de deux ordres.

Ils portent tout d'abord sur l'amélioration de la qualité de vie. Plusieurs études montrent que l'activité physique adaptée pendant et après le traitement en cancérologie améliore la qualité de vie des patients. Les bénéfices portent sur l'anxiété, la dépression, le sommeil, l'image du corps et le bien-être. Elle diminue également la sensation de fatigue des patients quel que soit le cancer, le plus étudié étant celui du sein.

Par ailleurs, une analyse de plusieurs publications scientifiques montre qu'une activité physique pratiquée avant et après le diagnostic de cancer du sein est associée à une réduction du risque de la mortalité globale respectivement de 18 % et 41 %, ainsi qu'à une réduction du risque de décès par cancer du sein de 34 % lorsque l'activité physique est pratiquée après le diagnostic (l'effet n'est pas significatif lorsqu'elle est pratiquée avant le diagnostic). Une réduction du taux de récidive de cancer du sein de 24 % est également associée à la pratique d'activités physiques après le diagnostic.

De même, plusieurs études portant sur des patients atteints d'un cancer colorectal ont montré une association positive entre la survie globale ou spécifiquement liée au cancer et la pratique hebdomadaire de 6 à 9 h d'une activité physique d'intensité modérée, avant et après le diagnostic.

Enfin, une étude américaine montre, chez des hommes atteints d'un cancer de la prostate, que la pratique d'activité physique régulière après le diagnostic est associée à une diminution du risque de mortalité spécifique et globale.

 
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